• Je suis ce que je suis...

    Respiration%203.png


    La tulipe ne sera une rose
    Et la rose ne sera un pissenlit
    à quoi sert d'espérer être une rose
    Quand au fond "Je suis ce que je suis"

    Je suis peut-être une tulipe
    qui s'éveille à tous les printemps
    Démontrant ses couleurs ses principes
    Jugée souvent bien hors du temps

    Je suis peut-être une rose
    dégageant l'arôme de l'amour
    on se pique sur mon côté morose
    mais le bonheur revient au détour

    Je suis peut-être un pissenlit
    répandu et plutôt mal compris
    mais sachez quand il est bien servi
    il donnera du goût à votre vie

    Qu'importe la fleur que vous soyez
    vous avez tous un rôle à jouer
    mais vous devez vous rappeler
    de celui qui vous a créé

    La tulipe ne sera une rose
    Et la rose ne sera un pissenlit
    à quoi sert d'espérer être une rose
    Quand au fond "Je suis ce que je suis"

    Roger Kemp
  • Lettre à mon corps...

    Bonjour mon corps, C'est à toi que je veux dire aujourd'hui, combien je te remercie de m'avoir accompagné depuis si longtemps sur les multiples chemins de ma vie. Je ne t'ai pas toujours accordé l'intérêt, l'affection ou simplement le respect que tu mérites. Souvent je t'ai même ignoré, maltraité, matraqué de regards indifférents, de silences pleins de doutes, de reproches violents.

    Tu es le compagnon dont j'ai le plus abusé, que j'ai le plus trahi. Et aujourd'hui, au mitan de ma vie, je te découvre un peu avec des cicatrices secrètes, avec ta lassitude, avec tes émerveillements et avec tes possibles. Je me surprends à t'aimer avec des envies de te câliner, de te choyer, de te donner du bon. J'ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs sur ta peau par exemple, de t'offrir du Mozart, de te donner les rires du soleil, ou de t'introduire aux rêves des étoiles. Mon corps, aujourd'hui je veux te dire que je te suis fidèle. Non pas malgré moi, mais dans l'acceptation profonde de ton amour. Oui, j'ai découvert que tu m'aimais, mon corps, que tu prenais soin de moi, que tu étais vigilant et étonnamment présent dans tous les actes de ma vie. Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, grandir en toi ? Combien de maladies m'as-tu évitées ? Combien d'accidents as-tu traversés pour me sauver la vie ? Combien d'abandons as-tu acceptés pour me laisser entrer dans le plaisir ?

    Bien sûr il m'arrive parfois de te partager et même de te laisser aimer par les autres, par une que je connais et qui t'enlèverait bien si je la laissais faire... Mon corps, maintenant que je t'ai rencontré, je ne te lâcherai plus... Nous irons jusqu'au bout de notre vie commune et quoiqu'il arrive nous vieillirons ensemble.

    Jacques Salomé