• Insufler la confiance en soi à son enfant

    La responsabilité quotidienne des adultes...

     Oui, les bases du sentiment de confiance en soi se construisent dans l'enfance.
    Elles dépendent largement de l'attention bienveillante que nous accorderont nos parents et nos éducateurs.
    Pour preuve, bon nombre d'adultes sont aujourd'hui en psychothérapie pour guérir les souvenirs non digérés de leur enfance, toutes ces expériences faites de paroles ou de gestes castrateurs dans leur vie d'enfant.
    Rassurez-vous, tout ne se joue pas avant 6 ans. Tout se joue avant la mort. Il n'est donc jamais trop tard guérir ses blessures d'enfance et retrouver la confiance en soi.

    De même, il n’existe pas 2 mondes ; celui des confiants et des non-confiants.
    C’est une croyance trop largement répandue. La confiance en soi est sectorielle.
    Quelqu’un peut avoir un sentiment de confiance en soi fortement développé dans son travail et très peu dans sa vie relationnelle, ou vice et versa.
    Il est donc important de bien identifier là où le bas blesse pour aider son patient à solidifier ce qui doit l’être.

    Première partie : La construction de la confiance en soi chez l'enfant

    1er niveau : la sécurité de base
    Véritable socle pour la vie, il se construit durant la grossesse et la première année de la vie.
    Dès qu'il est dans le ventre de sa mère, l'enfant perçoit les messages bienveillants à son égard. Pour grandir confiant, l'enfant a besoin de sentir que l'amour de ses parents - ou de ses parents de substitution - est inconditionnel.
    Pour asseoir sa sécurité de base, il aura également besoin d'être régulièrement touché avec tendresse.
    Forts de ses deux ingrédients, l'enfant grandira alors avec le socle de confiance qui lui donne la sécurité pour faire face aux réalités de la vie quotidienne.
    Il aura l'intime conviction qu'il peut traverser des tempêtes dans la vie, qu'il pliera peut-être à l'image du roseau mais que jamais il ne cassera. Il sait alors qu'il a une colonne vertébrale qui lui confère une identité stable et le sentiment profond d’être ancré à la vie.
     "Je existe", "Je suis".

    Quand on en a manqué, on est rarement en bonne compagnie avec soi-même quand on est seul. On reste très dépendant des autres ou des objets de substitutions. Cela se travaille et cela se guérit.

    2ème niveau : la confiance dans sa propre personne
    Dans la 2ème année de sa vie, l’enfant va apprendre à s’affirmer. Il va spontanément s’opposer à ses proches, dire « non ». Cette étape est fondamentale pour lui permettre de se différencier de sa mère et de s’individualiser. Il sait alors qu’il n’est plus le prolongement de sa maman mais bien un être à part entière avec ses désirs singuliers. En permettant à l’enfant d’affirmer sa propre personnalité – ce qui ne veut pas dire lui laisser tout faire ! – nous lui donnons la possibilité de dire : « Je veux ».

    Quand on en a manqué, on a du mal à exprimer ses choix. Tu préfères aller à la mer ou dans les Ardennes, ce week-end ? C’est comme tu veux…
    Que veux-tu manger ce soir ? Ca m’est égal…
    Cela se travaille et cela se guérit.

    3ème niveau : la confiance dans ses compétences
    Jusqu’à 6 ans, l’enfant va multiplier les expériences d’autonomie. Il va durant cette période de la vie prendre la mesure de ses compétences. Il est indispensable que l’adulte l’encourage quand il est en difficulté et le félicite lorsqu’il accomplit des progrès.
    Il acquiert ainsi cette intime conviction que : « Je peux ».

    Quand on en a manqué, on est souvent ancré dans le doute et dans la peur. On n’ose pas entreprendre de nouveaux projets. On se sous-estime. Cela se travaille et cela se guérit.

    4ème niveau : la confiance relationnelle
    A ce niveau, les années d’école primaire (jusqu’à 12 ans) seront déterminantes de la confiance que l’on peut octroyer ou non dans ses rapports sociaux.
    L’enfant a besoin de se sentir protégé et inclus dans la vie quotidienne. Les adultes doivent être attentifs à ne pas laisser des enfants dans l’abandon, l’exclusion, les railleries ou les dénigrements.
    En effet,  jusqu’à 12 ans, l’enfant n’a pas encore la capacité de régler ses problèmes relationnels tout seul.
    Grandir en sécurité avec les autres permet de rester dans une position d’ouverture aux autres.
    C’est la construction du « Je et les autres ».

    Quand on en a manqué, on est alors dans la crainte des autres, sur la défensive. On a alors du mal à pouvoir partager le quotidien dans le lâcher prise. Cela se travaille et cela se guérit.

    Par Dimitri Haikin

     

  • La sophrologie... explications !

    Respiration%204L'origine de la méthode


    Sophrologie : de trois racines grecques :
    - sos : santé, harmonie … - phren : esprit, conscience … - logos : science, étude …

    Sa devise : " que la Conscience soit connue ".

    La conscience en sophrologie est " la force, l'énergie vitale, l'énergie de cohésion qui capte, intègre et transforme toutes les structures responsables de l'existence de l'être ".

    La sophrologie, encore appelée Relaxation Dynamique de Caycedo, est donc une " science du positif de la conscience ". Elle fut créée en 1960 à Madrid par le Pr. Alfonso CAYCEDO, neurologue et psychiatre nouvellement diplômé psychiatre, donc à cette époque spécialiste surtout en science du négatif de l'inconscient !


    Les principaux fondements
    La grande base scientifique de la Sophrologie est la phénoménologie dont les grands principes son repris, vécus et entraînés dans toutes les pratiques proposées par la sophrologie lors de ses applications en médecine ou en prophylaxie sociale.
    Les grands expérimentateurs de la conscience phénoménologique étant les Orientaux, le professeur Caycedo développa sa méthode au croisement de l'Orient, qu'il a bien connu, et de l'Occident. La sophrologie naquit ainsi dans les années 1960 d'un subtil dosage d'entraînements parfaitement adaptés à l'Occidental que nous sommes, entraînements structurés aujourd'hui en 12 degrés, inspirés de la phénoménologie, des relaxations classiques (Schultz, Jacobson, eutonie …) et des techniques orientales de méditation concentrative, contemplative, réflexive … yoga, bouddhisme tibétain, énergétique chinoise et zen.

    Il s'agit avant tout de rétablir entre le corps et l'esprit son dialogue positif et constructif alors que notre environnement occidental privilégie et entretient le dialogue/ressassement du négatif. La fibromyalgie en est un bel exemple.

    En synthèse, la sophrologie = " une éducation par la pratique de ce que nous sommes et que sont nos potentialité existentielles, pas de ce que nous pensons être, ni de ce qu'on nous fait parfois croire que nous sommes ! "

    En pratique...
    • toute séance commence par une explication de la méthode, une présentation de ses fondements (historiques, scientifiques, méthodologiques, phénoménologiques...) et une description de la séance du jour.
    • nous passons ensuite à la pratique qui se déroule en état de " relaxation vigile " pour mieux ouvrir la conscience à elle-même, mieux mémoriser et intégrer le positif de ses vécus. Cela se passe dans un contexte de quotidienneté, sans artifice ni décor, sans cérémonial, dans les vêtements de tous les jours, debout et/ou assis, avec les bruits et la lumière de tous les jours, au sein même de l'entreprise, dans de "vulgaires" locaux, dans les classes, sur le terrain de sport ...
      L'objectif de la Sophrologie est en effet de mieux exister dans notre quotidien professionnel, familial, social … ne devenons pas dépendants de " bulles " de bien-être, souvent artificielles.
    • L'intégration des bases de la technique peut se réaliser en un W-E. ou en une quinzaine d'heures, une heure par semaine ou par quinzaine. Un entraînement personnel de 10 à 20 minutes, quelques fois par semaine, entretient et développe bien les acquis. Ce temps est facilement intégrable aux moments de la journée réservés à notre hygiène de vie : repas, toilette, loisirs, repos ...


    Indications

    Elle sont multiples de la gestion du stress au monde des émotions

    • médicales : toutes les maladies psychosomatiques ou plus exactement somato-psychiques, stress et burn-out, troubles émotionnels, spasmophilie (hyperventilation, tétanie), fibromyalgies (douleurs et fatigue chroniques), céphalée et migraine, dorsalgie et lombalgie, tachycardie, oesophagite, gastrite et ulcère, colite spastique, troubles du sommeil, asthme, maladies de la peau et toute autre maladie à composante " nerveuse "...
    • sociales :
      - self-control, connaissance de soi, gestion du stress et des émotions ; travail de la concentration, de la mémoire, de l'intuition et de la créativité …
      - en entreprises, gestion des ressources humaines (connaissance et entraînement du potentiel humain)
      - pour l'enseignement à ses différents niveaux (de la petite enfance aux études supérieures) et pour le stress des enseignants !
      - pour les milieux sportifs, artistiques, le 3ème âge

    Par Michel Debelle

    Source: www.psy.be