10/03/2012

Dormir au bureau...

La plupart des gens croient qu’un cerveau qui dort est comme un ordinateur qui s’est mis en veille – plus rien ne se produit à l’intérieur, et cette longue période d’inactivité lui permettrait de se recharger.

La réalité est bien différente. Dormir augmente vos performances intellectuelles. Votre mémoire se structure. Vos souvenirs s’organisent. Votre cerveau intègre les connaissances nouvellement acquises, pour devenir capable de les mobiliser dans de nouvelles opérations mentales lorsque vous vous éveillerez.

Une chercheuse de Harvard, Dr Ellenbogen, a conclu que le sommeil augmente de 33 % notre capacité à faire de nouvelles associations d’idées. Autrement dit, dormir augmente d’autant votre créativité.

Comme souvent dans les découvertes « révolutionnaires », il ne s’agit au fond que d’un retour à la sagesse ancienne : « La nuit porte conseil ».

Mais le fait que la science ait pu vérifier concrètement cet adage permet aujourd’hui aux managers de certaines grandes entreprises d’en tirer des décisions pratiques qui peuvent vous intéresser, et que vous pourriez peut-être même suggérer à votre patron.

La sieste au travail revient à la mode

La société Google a équipé ses bureaux, aux Etats-Unis, de sièges inclinables surmontés d’une bulle qui bloque le bruit et la lumière. Les employés peuvent la rabattre sur leur tête et s’offrir une sieste au travail. La société informatique Cisco Systems a fait de même, ainsi que Procter & Gamble, un fabricant industriel de produits de grande consommation.

Une entreprise a repéré l’opportunité et a développé un modèle spécial de fauteuil : le « Energypod ». Il s’agit d’un large fauteuil de bureau en cuir rembourré, modulable électriquement, avec repose-pieds ajustable et appui-tête à oreillettes. Vers 14h-14h30, vous pouvez le faire passer en position allongée, et surtout faire descendre une coque de protection qui vous isole de la lumière et de toute nuisance sonore environnante (en particulier la sonnerie de votre téléphone de bureau).

Appuyez sur le bouton de votre messagerie vocale « Je suis actuellement en réunion, merci de rappeler ultérieurement », et vous pourriez sombrer, la conscience en paix, dans un profonde sieste, du type de celles que vous ne vous offrez habituellement que sous la couette, les dimanches après-midi par temps pluvieux, après un riche déjeuné arrosé.

En effet, avec ces nouvelles recherches de Harvard, l’attitude des entreprises envers le sommeil va peut-être enfin changer. Il était temps car la tendance universelle de l’économie moderne est de valoriser les employés qui prennent sur leurs heures de sommeil pour abattre (ou faire semblant d’abattre), du travail supplémentaire. Tout ceci sous l’œil bienveillant de votre chef, et les félicitations de la direction !

Trop de travail tue le travail

En cette période de crise et de plans sociaux, cela devient pire encore. Et pourtant, qu’y a-t-il de plus mauvais que de passer sa vie assis à un bureau ? Non seulement vos muscles, et votre squelette, entrent en déliquescence, mais votre esprit même cesse de fonctionner correctement.

Le nez dans le guidon, votre capacité à mettre les problèmes en perspective diminue. Votre esprit, autrefois si fécond, ne produit plus qu’un insipide jus de cervelle. Vous tournez et retournez, tel une machine-à-laver bloquée sur le programme longue durée, les mêmes problèmes, les mêmes pensées dans votre tête.

Vos idées se brouillent. Vous n’arrivez plus à distinguer l’essentiel de l’accessoire. Vous perdez de vue vos objectifs. La solution, qui était peut-être à portée de la main, s’éloigne de vous comme un navire en haute-mer disparaît à l’horizon, laissant le naufragé seul, sans espoir, accroché à un morceau de bois qui flotte encore. C’est à ce moment-là que vous risquez de commettre l’irréparable, en prenant la pire des décisions.

Peut-être la crise financière dans laquelle nous sommes n’aurait-elle pas été si terrible si les banquiers de Paris, Londres et Wall Street avaient un peu plus dormi, ces dernières années…

Le sommeil vous enlève vos œillères et remet vos pensées dans l’ordre. Lorsque vous vous réveillez, vous voyez le problème sous un nouveau jour. Cet email, que vous étiez bien décidé à envoyer à votre chef la veille au soir, vous apparaît à votre réveil comme complètement décalé, voire suicidaire pour votre avenir. Vous l’effacez et vous en écrivez un nouveau, complètement différent, et beaucoup plus constructif, pour les autres et pour vous.

Autres avantages du sommeil

En plus des récentes découvertes sur la façon dont le sommeil stimule votre mémoire et améliore votre créativité, d’autres recherches ont montré que :

  • une seule nuit de sommeil de moins de six heures suffit à réduire de façon significative votre capacité de réflexion le jour suivant ;
  • le manque de sommeil peut causer des changements dans votre activité cérébrale, semblables à ceux des personnes qui souffrent de problèmes psychiatriques.

Votre corps est régulé par une horloge biologique (rythme circadien) qui rythme vos cycles de veille et de sommeil. Lorsque ce rythme est perturbé, ce qui se produit malheureusement très facilement, cela peut nuire à votre santé.

Vous perturbez votre rythme circadien quand vous :

  • allumez la lumière au milieu de la nuit (pour aller aux toilettes, par exemple) ;
  • changez de fuseau horaire (lors des voyages en avion) ;
  • vous vous couchez trop tard ;
  • vous travaillez de nuit ;
  • vous mangez au milieu de la nuit ou juste avant de vous coucher.

Votre rythme circadien provoque des changements de rythme cardiaque, de température, et de production hormonale. Lorsque ce rythme est perturbé, des effets négatifs en cascade peuvent se produire.

  • Par exemple, trop peu de sommeil peut :
  • modifier votre métabolisme et vous faire gagner du poids ;
  • augmenter votre risque de cancer en modifiant votre équilibre hormonal ; les tumeurs grossissent trois fois plus vite chez les animaux de laboratoire ayant de graves désordres du sommeil ;
  • augmenter votre risque de diabète en réduisant vos niveaux de leptine (la leptine est l’hormone de la satiété : si vous manquez de leptine, vous avez constamment l’impression d’avoir faim).
  • accélérer le vieillissement ;
  • stopper la production de nouveaux neurones dans votre cerveau ;
  • augmenter votre tension artérielle, votre risque de maladies cardiaques, et d’infarctus.

De plus, votre corps se régénère mieux pendant que vous dormez, donc manquer de sommeil peut nuire à votre système immunitaire : votre capacité à combattre les maladies de toutes les sortes en sera diminuée.

Dormez-vous assez ?

De façon générale, les adultes ont besoin de six à huit heures de sommeil par nuit. Mais il y a des exceptions. On cite toujours Napoléon Bonaparte qui, paraît-il, ne dormait que trois heures par nuit. D’un autre côté, comme dans le cas de nos banquiers, un peu plus de sommeil lui aurait peut-être évité la Bérézina et Waterloo…

Certaines personnes ne se sentent pas bien si elles ne dorment pas dix heures par nuit. Cependant, des indices suggèrent que dormir plus de huit heures par nuit peut causer des problèmes semblables au manque de sommeil.

Votre meilleur repère est que vous ne devez pas vous sentir fatigué lorsque vous vous réveillez.

Souvenez-vous aussi que vous avez besoin de plus de sommeil lorsque vous êtes malade, dans les périodes de stress, et pendant les mois d’hiver. Les femmes enceintes ont aussi besoin de plusieurs heures de sommeil en plus pendant les trois premiers mois de leur grossesse.

Comment mieux dormir

En général, l’insomnie a des causes psychologiques : anxiété, ou même dépression. Avant d’envisager des somnifères chimiques, efforcez-vous d’attaquer la cause du problème, en supprimant les sources de stress dans votre vie, du moins si c’est possible.

Sur le plan pratique, voici quelques conseils pour améliorer la qualité de votre sommeil :

  1. Faites tout votre possible pour dormir dans une pièce parfaitement obscure. Vous ne devez pas voir votre main à 30 cm de votre visage, lorsque la lumière est éteinte dans votre chambre à coucher. Cela vous aidera à vous réveillez naturellement, uniquement lorsque vous aurez assez dormi.
  2. Eteignez la télévision, mais aussi tout ordinateur ou gadget électronique, au moins une heure avant celle où vous avez prévu de vous endormir. Ces appareils excitent trop le cerveau, et retardent souvent l’heure du coucher.
  3. Dormez dans une atmosphère fraîche, pas plus chaude que 18°C. Beaucoup de maisons sont trop chauffées, en particulier à l’étage, dans les chambres à coucher. Cependant, en-dessous de 15°C, vous serez sans doute gêné par le froid.
  4. Faites régulièrement de l’exercice physique. Une étude de la Stanford Medical School a constaté que, après un programme de 16 semaines d’exercices physiques modérés, les sujets étudiés s’endormaient en moyenne 15 mn plus tôt et dormaient 45 mn de plus. Cependant, ne faites pas d’exercice juste avant d’aller dormir car cela vous maintiendrait éveillé.
  5. Envisagez de faire chambre à part. De récentes études (et l’expérience de nombreuses générations !) indiquent que, pour beaucoup de personnes, partager son lit avec quelqu’un peut fortement perturber le sommeil, surtout si l’autre personne a un sommeil agité, se lève la nuit, ou ronfle. Le Dr Neil Stanley, spécialiste du sommeil à l’Université de Surrey (Angleterre), conseille fortement de faire chambre à part. Il rappelle que l’habitude de dormir à deux dans la même chambre ne s’est installée que depuis la révolution industrielle, lorsque les populations se sont installées dans les villes où l’espace coûtait cher. A l’époque romaine, le lit conjugal ne servait pas pour dormir, mais pour… vous avez deviné ? Embarrassé

 

 Source: Santé Nature

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18/02/2012

La vieillesse...

La vieillesse commence physiologiquement à 25 ans. A partir de cet âge l'individu perd 1 millier de cellules par jour.

 

On divise le vieillissement en deux périodes :

 

  1. La pré-sénescence comprise entre 45 et 65 ans (après la crise du milieu de la vie).

  2. La sénescence à partir de 65 ans.

 

 

 

Le vieillissement se fait en plusieurs plans

 

  • Morphologiquement : la taille diminue, les cheveux tombent ou blanchissent, la peau perd de son élasticité et présente des rides, les organes relationnels sont atteints (ouie, vue...), la voix tremble, la force musculaire diminue. Des problèmes articulaires apparaissent. Il y a une diminution des réflexes, de la capacité pulmonaire. Le cœur bat plus vite. Le sang est moins riche. On note aussi une diminution du calcium, entraînant une grande fragilité des os. Difficultés à reprendre son équilibre après une émotion. Perte de la mémoire à court terme. Diminution de la quantité et de la qualité du sommeil. Tout est en terme de diminution, de perte. Cela place le vieillard dans une situation d'insécurité permanente, le contraignant à prendre des précautions infinies.

  • Psychiquement : il y a une perte de l'attention et de la concentration, et un retour vers l'égocentrisme. Diminution de la capacité sexuelle. Les pulsions pré-génitales vont se réactiver, dont les pulsions orales se traduisant par l'attirance prononcée pour les gâteries, les bonbons, les pulsions anales révélées dans la propreté douteuse, l'exhibitionnisme, le voyeurisme, l'avarice: en retenant l'argent, le vieillard retient la vie... etc. Le vieillard vit dans le passé: il a été. Il passe d'une habitude de journée pleine de travail, associée à l'aisance à un temps vide, une inutilité dont peut découler une gène. Dépossession d'une certaine estime de soi. La retraite est un moment insécurisant. Il s'agit de reconvertir les intérêts passés en nouveaux intérêts. Plus le travail avait de l'importance pour lui, plus dure à accepter sera la retraite. La crise du devenir du vieillard l'ouvre vers la mort.

  • Modifications relationnelles : les rapports parents/enfants s'inversent. Les vieillards deviennent dépendants des enfants, matériellement mais surtout affectivement. Il y a le même rapport parent/enfant que adulte/vieillard. Les rapports vont de la tolérance au rejet. Plus le vieillard est rejeté et solitaire, plus il se replie et se néglige. Le vieillard se cristallise sur ses habitudes. Changer ses habitudes l'entraîne vers la mort.

 

 

 

L'appréhension de la mort

 

 

 

L'instinct de conservation grandit. Les vieillards ne veulent pas d'aventures. Face à la mort des proches, ils ressentent du soulagement. Ils sont soulagés de ne pas être cette fois la proie de la Mort: c'est le complexe du minautore. Ce qu'ils craignent, c'est d'être le prochain.

 

 

 

Le vieillard sera amené à faire son propre deuil.

 

 

 

Rappel mythologique : dans la Grèce antique, la mort est la fille de la nuit, elle-même fille de Chaos. La mort compte pour frères et sœurs: le trépas, Thanatos et Hypnos.

 

 

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11/02/2012

N'est pas garde-malade qui veut !

Vivre encore vous propose:

Un module de formation en bases essentielles "Garde-malade" (6 samedis) comprenant:

Anatomie du corps humain (généralités).

Hygiène.

Initiation à la physiologie.

La maladie - le cancer - la douleur - la démence, le deuil.

Connaître et reconnaître les symptômes de la maladie d'Alzheimer et ses différents stades d'évolution.

Les soins palliatifs, c'est quoi?

La personne âgée

Communiquer avec la personne âgée démente

Savoir évaluer l'intensité de la douleur (échelles DOLOPLUS - ALGOPLUS)

Aménagements du domicile.

Eléments de psychologie de la personne malade et/ou âgée

Questions/Réponses.

Test d'évaluation des connaissances

Attestation

 

Prochain module: Avril et Mai 2012

Attention: Places limitées !! 

 

Renseignements et inscriptions  Via le site :  www.vivreencore.be

                                                        Par Mailinfo@vivreencore.be

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